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Bétail ruminant endémique

 

Le bovin N'Dama est la race Bos Taurus la plus représentative en Afrique de l'Ouest. L'origine de cette race est située dans les hauts plateaux du Fouta-Djallon de Guinée (Conakry). De là, le N'Dama s'est répandue dans les régions soudaniennes et guinéennes. Etant trypanotolérant, il a été utilisé pour une diffusion à grande échelle dans les pâturages des savanes au Congo, en République Centrafricaine, au Gabon, au Nigeria et en RDC, en particulier dans les régions infestées par la mouche tsé-tsé.

 

Le N'Dama est une race rustique, de type de taille moyenne (100 cm à hauteur d'épaule pour les vaches, 120 cm pour les mâles) avec une tête large et forte et avec des cornes en forme de lyre. Sa peau, aux poils courts et minces, est de couleur fauve, mais varie de la couleur sable au noir, parfois tacheté.

 

Les vaches ne produisent que 2 à 3 litres de lait par jour pendant 7 à 8 mois. La race N'Dama est utilisée pour la viande et le ratio carcasse/poids vif est d'environ 50%. La viande a une très bonne saveur sans beaucoup de graisse. Le poids vif moyen pour un bœuf adulte varie entre 250 et 300 kg. En Afrique de l'Ouest, il y a actuellement environ 7 millions de têtes de bovins N'Dama.

On trouve le mouton Djallonké au sud de la latitude 14 ° N, et notamment dans les zones côtières de l’Afrique l'Ouest et Centrale. Il s'agit, en particulier, dans les pays suivants : Nigeria, Bénin, Ghana, Côte-d'Ivoire, Guinée, Sénégal, Cameroun, Gabon, Congo et le sud du Mali. Ils sont généralement de couleur blanche, avec souvent des taches noires ou rouges. Une couleur brun clair avec un ventre noir est également commune. Ils ont une hauteur de 40 à 60 cm et un poids de 20 à 30 kg ; ces mesures indiquent leur petite taille caractéristique.

 

Le mouton Djallonké est utilisé pour la viande. Il a une bonne capacité de reproduction ; l'âge du premier agnelage est de 18,8 mois et l'intervalle d’agnelage est de 10 mois. Le Djallonké a une portée moyenne de 1,22. Le mouton Djallonké est connu pour son adaptation à l'environnement tropical chaud et humide de l'Afrique de l’Ouest, et est considéré comme tolérant aux infections de la trypanosomiase.

La chèvre naine de l’Afrique de l’Ouest est une petite race de chèvre domestique. La chèvre naine est une reproductrice précoce avec un cycle œstral court; portant un à quatre petits tous les neuf à douze mois après une période de cinq mois de gestation. Elle met bas généralement pour la première fois vers environ douze à dix-huit mois, mais elle peut concevoir dès deux mois si on ne prend pas garde de les séparer tôt au début des mâles. Les nouveau-nés, ou chevreaux, s’alimentent presque immédiatement, en mangeant des céréales et du fourrage en l’espace d’une semaine, et sont sevrés à trois mois d'âge. La chèvre naine a tendance à être plus robuste et se reproduit sans cesse tout le long de l'année.

 

Les femelles pèsent de 23 à 34 kg et les mâles, appelés boucs, pèsent de 27 à 39 kg. Leur taille varie de 41 à 58 cm. Leur couleur peut varier du blanc, gris foncé, noir et brun agouti. La chèvre naine de l'Afrique de l'Ouest est utilisée pour sa viande et son lait et elle est très appréciée en raison de sa trypanotolérance.

 

 

Additional Reading

 

 M Murray, DJ Clifford, G Gettinby, WF Snow and WI McIntyre

The use of trypanotolerant livestock is considered to be an important strategy for the control of African animal trypanosomiasis. In order to define the extent of the differences in susceptibility and productivity, 10 Zebu cows (a breed considered trypanosusceptible) and 10 N'Dama cows (a breed recognised for trypanotolerance) were exposed to a natural field challenge from Glossina morsitans submorsitans Newstead. The animals were two-and-a-half to three years old and had not been previously exposed to trypanosomiasis. All Zebu died of trypanosomiasis within eight months of first exposure. In contrast, only three N'Dama died of trypanosomiasis; they had all been suckling calves before they succumbed 11 to 14 months after initial exposure. The prevalence, level and duration of parasitaemia were significantly less in the N'Dama, which, unlike the Zebu, did not become febrile during parasitaemia. The differences in parasitaemia were largely attributable to Trypanosoma vivax. The N'Dama also developed much less severe anaemia than the Zebu. The mean and standard deviation of the packed red cell volume of the N'Dama was not significantly different between eight months after exposure when all Zebu were dead, and 21 months when the experiment was terminated. The relative productivity of the N'Dama was impressive. In addition to reduced mortality, the N'Dama experienced no abortions and produced five calves, three of which were alive at the end of the experiment, at which time three of the surviving N'Dama were pregnant. In the Zebu, in marked contrast, abortions occurred both in early and late pregnancy and no live calves were produced. The study confirmed that N'Dama cattle are innately less susceptible to trypanosomiasis than Zebu cattle and can survive and be productive in endemic areas of trypanosomiasis where Zebu perish.

 

RW Paling, SK Moloo, JR Scott, G Gettingby, FA Mcodimba, and M Murray   

 

The susceptibility of N'Dama cattle (Bos taurus) to four consecutive infections with different tsetse-transmitted clones of Trypanosoma congolense was compared with that of Borans (Bos indicus). All animals were aged 13 months al the start of the study and had been born and raised free from trypanosomiasis under the same management and nutritional conditions, thereby limiting environmental factors that could have influenced susceptibility. While cattle of both breeds were equally susceptible to the establishment of trypanosome infections, the N'Damas exhibited superior resistance. Despite infection with virulent parasites, the N'Damas gained weight at the same rate as uninfected control animals, they did not develop anaemia to the extent that trypanocidal drug treatment was required, and all made a spontaneous recovery to normal hacmatological values within two to four months. In contrast, all the Borans needed treatment during the course of the four infections because of severe anaemia and showed markedly reduced liveweight gains. These clinical differences in the N'Damas were associated with two repcatable characteristics, namely, the ability to control parasitaemia and to‘resist’ anaemia, processes that did not appear to be linked. Also in contrast to the Borans. the N'Damas were able to mount accelerated haemopoietic responses, resulting in the reduced severity of anaemia following a primary infection. These findings pose the question as to whether the ability to control parasitaemia and to‘resist’ anaemia could be used as criteria for identifying resistant or trypanotolerant cattle.